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Maryha-Su Mixounette d' or

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Joined: 02 Mar 2008 Posts: 3,473
Localisation: Camargue 13  Votre pays d'origine:  Son pays d'origine:  Nombre d'enfant(s): 1
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Posted: Sun 29 Jun 2008 - 22:57 Post subject: Poissons d'élevage, une bonne solution? |
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| Poissons d'élevage, une bonne solution ?
Un poisson sur quatre consommés en France vient de l’élevage. Face à la demande croissante des consommateurs, l’aquaculture compense la chute des stocks de poissons sauvages. Mais elle a des effets sur l’environnement… et parfois, sur notre santé.
1.Une production inégalement encadrée selon les pays
La pêche va mal ; en cinquante ans, elle a tellement augmenté que les stocks de poissons sauvages sont en chute libre. Alors pour répondre à la consommation croissante de produits de la mer (surtout le saumon, la daurade et le bar), l'aquaculture, ou élevage de poissons, est devenue courante.
De plus en plus de poissons d’élevage
En tête, on trouve la pisciculture d’eau douce, c’est-à-dire l’élevage des poissons d’eau douce comme la truite, le gardon, la tanche, l’esturgeon. Mais elle concerne de plus en plus aussi des espèces marines telles que le saumon, le bar et autres dorades.
Concentrée principalement sur les rivages côtiers, l’aquaculture peut, si elle est mal dirigée, détériorer les paysages et les littoraux. Dans les pays occidentaux comme la France, les bords de mer sont bien défendus par la législation. En revanche, d’autres pays, souvent émergents, sont moins bien protégés. Les mangroves et les récifs coralliens des zones tropicales subissent ainsi la menace de l’aquaculture.
Un environnement marin pollué
Dans les grosses fermes marines, les poissons sont confinés dans d’immenses cages, avec des densités parfois très élevées. De quoi entraîner divers problèmes environnementaux.
– Leurs déjections sont nocives pour certaines espèces animales et végétales vivant aux alentours. Afin d’y remédier, des éleveurs introduisent dans les bassins certains poissons carnivores venant d’Afrique et capables d’ingérer une partie des déjections polluantes. Mais cette solution n’a pas encore vraiment cours en Europe.
– Comme les poissons d’élevage s’échappent parfois de leurs bassins, il y a risque de “pollution génétique”. Sélectionnés pour leur capacité de reproduction, de croissance rapide et pour leur aptitude à évoluer dans une eau de médiocre qualité, ils prennent en effet le dessus sur les espèces sauvages. Sans compter qu’ils peuvent également leur transmettre maladies et parasites.
– Les poissons subissent des traitements antibiotiques généralisés dès que quelques spécimens du bassin sont malades. Antibiotiques que l’on peut retrouver – en infimes quantités – dans la mer et dans son assiette. Cela étant, les éleveurs ont beaucoup réduit les doses employées grâce à une vaccination systématique des poissons. “ C’est très encadré sur le plan vétérinaire, et des mesures sont faites sur l’environnement, explique Dominique Duval, président du CIPA (Comité interprofessionnel des produits de l'aquaculture). Mais les antibiotiques sont tellement dilués que cela ne représente quasiment aucun impact sur la faune sauvage. ” Un point que ne partage pas l’association Greenpeace : “ Les poissons d’élevage sont protégés des infections, mais ils transportent des virus et des bactéries transmissibles aux poissons sauvages. Il suffit que la cage cède durant une tempête et la contamination a lieu. ”
De fait, l'impact écologique de la pisciculture dépend beaucoup des législations en vigueur dans le pays où se situent les élevages. Ceux des pays du Nord ont considérablement diminué leurs impacts négatifs au cours de la dernière décennie.
Quelques chiffres
– 92 millions de tonnes de poissons pêchées chaque année dans les mers.
– 48 millions de tonnes de poissons fournies par l’élevage.
En France, l’aquaculture représente :
– 63 000 tonnes de poissons consommées.
– 7500 tonnes de production, loin derrière la Grèce (100 000 tonnes) et l’Espagne (25 000 tonnes).
2.L’enjeu des farines de poisson
Les poissons sauvages nourrissent ceux d'élevage
Là est le paradoxe du poisson d’élevage : les espèces carnivores (saumon, dorade…) doivent être nourries en partie de leurs congénères sauvages. Conséquence : un tiers des poissons pêchés dans le monde sert à la pisciculture, mais aussi aux élevages de porcs et de volailles.
Pour l’organisation écologique WWF, “ cela engendre un épuisement des stocks naturels et constitue une menace pour l’écosystème marin ”. Pourtant, les pêches obéissent à des quotas afin d’éviter l’épuisement des espèces naturelles et ciblent seulement celles non menacées de disparition : anchois, sardines, maquereaux, hareng, merlan, lançon… “ D’accord en Europe, mais ces espèces ne se portent pas bien partout, et il faut savoir qu’elles sont pêchées en partie dans le golfe de Guinée, écologiquement menacé. ” Autre inconvénient : une forte exploitation signifie moins de nourriture pour des espèces carnivores sauvages comme les morues et les thons rouges, ainsi que pour les oiseaux de mer et certains mammifères marins comme les orques. Or il faut actuellement entre deux et trois kilos de petits poissons sauvages pour fournir un kilo de saumon ou de bar d’élevage.
Remplacer la farine de poisson
Sous formes de boulettes, ces aliments pour poissons d’élevage contiennent 60 à 65 % de farines et d'huiles de poissons, 35 % de végétaux (blé, soja et pois), des vitamines et oligoéléments indispensables à la bonne santé des animaux. Comment réduire le recours aux poissons sauvages ? Des solutions se font jour. En voici quelques-unes.
– Mieux utiliser les abats provenant de poissons pêchés pour la consommation humaine. La transformation des poissons se faisant de plus en plus directement sur le bateau de pêche, d’énormes quantités d’abats sont rejetées dans la mer, alors qu'elles pourraient être utilisées pour l’aquaculture.
– Accroître l’utilisation de protéines végétales. Certains industriels ont ainsi réussi à réduire à 30 % la quantité de farines et huiles de poissons, et assurent pouvoir faire beaucoup mieux dans les années à venir.
– Choisir des espèces herbivores à l’instar de la carpe, du tilapia ou encore du pangasius : elles ont l’avantage de consommer très peu de poissons. Certaines grandes surfaces les proposent déjà dans le cadre d’une aquaculture “responsable”.
3.Ce qu'il faut surveiller dans son assiette
Des poissons riches en oméga 3
On sait que le poisson, surtout gras comme le saumon, est une source importante d’oméga 3. Incapables de fabriquer cet acide gras essentiel, nous devons nous le procurer via l’alimentation. On lui reconnaît des effets bénéfiques tant sur la prévention des maladies cardiovasculaires que sur le développement cérébral.
Or le poisson trouve également ses omégas 3 dans la nourriture : chaîne alimentaire aquatique en milieu naturel, aliments à base d'huile de poisson en élevage. D’où le défi, en réduisant celle-ci dans l’aquaculture, de conserver les bienfaits de la chair de poisson. Comment ? L’une des stratégies envisagées consiste à alterner, durant les mois d’élevage, les aliments contenant des huiles végétales et d’autres contenant des huiles animales. Cela limite ainsi l'utilisation des ressources marines tout en préservant la qualité nutritionnelle des animaux. Reste que ces régimes, très riches en lipides, ont pour conséquence de rendre les poissons très gras… et de fait, plus riches en certains polluants.
Le problème des polluants
Dioxine, PCB, mercure… Un certain nombre de polluants se retrouve stocké et concentré dans les graisses des animaux marins. En les mangeant, nous ingérons également ces substances soupçonnées, à forte concentration, de jouer un rôle dans la survenue de cancers. Par exemple, une personne qui adopte un régime essentiellement composé de poissons issus de zones fortement contaminées (mer Baltique notamment) court un risque plus élevé qu'une personne d'Europe méridionale suivant un régime varié.
En 2004, une étude scientifique a montré que les saumons d’élevage contenaient davantage de dioxines et autres toxines que leurs homologues sauvages. Qu’en est-il ? “ Comme toute la chaîne alimentaire marine est polluée et que les saumons d’élevage mangent beaucoup plus, grandissent plus vite et accumulent davantage de réserves que les sauvages, c’est vrai qu’ils sont plus susceptibles de stocker des polluants ”, souligne Françoise Medale, directrice à l’INRA (Institut national de la recherche agronomique) en nutrition des poissons. Mais de préciser : “ Selon tous les contrôles effectués, les normes sanitaires sont respectées. ”
Ce qui est conseillé en France
Même position défendue par l’Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments). Elle étudie les résultats des plans de surveillance sur les poissons afin de proposer une teneur maximale en dioxine et en PCB compatible avec les doses journalières tolérables. Mais cet organisme maintient sa recommandation de “consommer, dans le cadre d’une alimentation équilibrée, du poisson au moins deux fois par semaine en alternant les espèces (grasses, non grasses)”. En gros, les avantages nutritionnels dépasseraient les inconvénients posés par les polluants chimiques sur la santé humaine.
Pour être tranquille, limitez votre consommation de gros prédateurs comme le thon, l'espadon ou le requin. A force de manger les autres poissons, ils ont concentré dans leur chair les polluants de leurs congénères. L'idéal est donc de ne pas en manger plus d’une fois par semaine, tout comme les poissons gras, et de compléter votre “ration” hebdomadaire avec des petits poissons maigres (maquereaux, anchois, etc) d’élevage… ou sauvages si l’espèce n’est pas menacée d’extinction.
L’Afssa recommande aux populations les plus sensibles – femmes enceintes et allaitantes, enfants en bas âge – une consommation diversifiée de poissons en évitant, “à titre de précaution”, celle des prédateurs sauvages (thon, espadon, raie, lotte, daurade, marlin, bar) qui présentent des niveaux élevés en mercure. Or une contamination au mercure (et sa forme méthylmercure) est toxique pour le système nerveux central en développement.
Femmes enceintes, femmes allaitantes et jeunes enfants, ce qui vous est déconseillé
Poissons pour lesquels il est recommandé de ne pas en consommer plus de 60 grammes de chair par semaine :
anguille et civelle, bonite, brochet, capelan de Méditerranée, cardine, dorade rose, dorade rouge et pageot, dorade-sébaste et rascasse du nord, empereur, escolier noir et escolier, esturgeon, flétan, grenadier de roche, lotte, loup de mer, palomette, raie et pocheteau, requin (darne), rouget-barbet, rouvet, sabre, saumonette et roussette (état pelé), thon et listao, voilier de l'Atlantique.
Poissons qu'il est recommandé de ne pas consommer :
espadon, marlin, siki.
Calipso, une étude des poissons français
Réalisée de 2003 à 2006 par l’Afssa et l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), cette étude a évalué les apports en oméga 3 et en contaminants physicochimiques chez les gros consommateurs de produits de la mer.
Ses conclusions :
– Le niveau de contamination des produits de la mer consommés se situe globalement au-dessous des limites maximales fixées par la réglementation.
– Seuls les plus forts consommateurs (plus de sept fois par semaine) présentent des dépassements modérés des valeurs toxicologiques de référence en certain contaminants. Ce qui montre la nécessité de poursuivre les efforts pour réduire les pollutions en amont, notamment pour les dioxines et PCB.
– Aucun produit de la mer ne cumule l’ensemble des contaminants à de fortes teneurs.
– Les poissons riches en oméga 3 et en polluants organiques persistants sont souvent les mêmes (poissons gras tels que saumon, flétan, maquereau, sardine, dorade)
En savoir plus :
http://www.afssa.fr/Ftp/Afssa/38722-39817.pdf
3.Une aquaculture “responsable” se développe
Un cahier des charges bio au niveau européen
Encore peu active en France, la pisciculture biologique concerne surtout le saumon, le bar, la daurade et la truite. Elle possède désormais un cahier des charges européen : davantage de matières végétales dans l’alimentation des poissons et issues de l’agriculture biologique ; interdiction des antibiotiques et des stimulants de croissance chimiques ; densité de poissons dans les cages inférieure à la normale… On repère facilement ces produits grâce au label écologique AB. En sachant qu‘il ne résout pas tout, puisque les poissons carnivores – même bio – ont pour nourriture principale des farines et des huiles de poissons sauvages qui ne sont pas à l’abri des pollutions.
Faire des achats “durables”
Sauvage ou d'élevage : depuis le premier janvier 2002, cette mention est rendue obligatoire, ainsi que le nom commercial du poisson et sa zone d’élevage. En France, plusieurs enseignes proposent des produits issus de filières durables. A titre indicatif, Carrefour propose en aquaculture durable de la truite des Pyrénées, du bar, de la daurade et du saumon norvégien. Des saumons biologiques d’Irlande sont commercialisés dans les enseignes comme Monoprix… En cas de doute, interrogez les poissonniers, ou la grande distribution sur leurs filières d’approvisionnement ou faites pression pour qu’ils mettent sur leurs étals des produits biologiques, ou labellisés durables…
Des noms en pagaille
Il y a de quoi s’embrouiller quand le même poisson porte deux noms différents, en fonction des régions de pêche et de sa transformation, pour une commercialisation plus vendeuse.
Exemples d’équivalence :
loup / bar ; morue / cabillaud ; plie / carrelet ; roussette / saumonette ; merlu / colin ; églefin / haddock…
A savoir
Le Label Rouge et l’Agriculture Biologique (logo AB) sont des signes de qualité définis par le ministère de l’Agriculture et de la Pêche et font l’objet de cahiers des charges spécifiques.
- Le label agriculture biologique (AB) atteste de l’élevage dans des piscicultures de qualité. L’environnement aquatique est contrôlé soigneusement et éloigné d‘autres élevages non biologiques. Les poissons sont exposés à de faibles risques de pollution. Leur alimentation est composée à 70 % de farine de poissons sauvages et 30 % de graisses végétales biologiques.
- Le Label Rouge français atteste qu'un produit possède un ensemble de caractéristiques spécifiques établissant un niveau de qualité supérieure à celle d'un produit courant similaire, par exemple une teneur maximale et minimale en matières grasses est garantie. Le producteur doit respecter un cahier des charges et être homologué. _________________

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ozmagoray Admin

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Joined: 15 Aug 2007 Posts: 5,497
Localisation: marseille  Né(e)le: 01/12/1971 Votre pays d'origine:  Son pays d'origine:  Date de mariage: 26/06/2004 Nombre d'enfant(s): 2
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